Le Blogueur est dans le pré

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vendredi 17 février 2012

Pics de consommation électrique : tordre le nez à quelques mensonges

olLe lobby nucléaire a encore menti et les médias, sans vérifier, ont fait courir l’info que l’Allemagne avait redémarré ses centrales nucléaires pendant la période froide, comme s’il suffisait d’appuyer sur un bouton pour remettre en route une centrale nucléaire.

Cette info, relayée par les anti-éoliens, est complètement fausse et vient d’être démentie par Norbert Röttgen, ministre allemand de l’Ecologie. Ce dernier a indiqué que les productions solaire et éolienne, pendant cette période froide, avaient permis d’exporter 3 000 MW de puissance électrique par jour vers la France où nous avons dépassé la barre des 100 000 MW de puissance en période de pointe.

N’en déplaise à ce menteur, ministre de l’industrie, M. Besson, c’est bien l’Allemagne qui est venue combler notre demande due aux pics de consommation pendant cette période glaciale et ce, grâce à la production de ses énergies renouvelables, même s’il est vrai que certaines centrales à charbon avaient été réactivées par sécurité.

Pour la France, c’est encore la démonstration que le couple infernal nucléaire/chauffage électrique a volé en éclats lors de cette période de froid. Cela montre l’urgence de changer de programme énergétique. Mais, lorsque l’on entend M. Sarkozy parler de folie à propos de la fermeture de Fessenheim, ou M. Bayrou juger que l’Allemagne fait une erreur en sortant du nucléaire, il apparaît urgent d’organiser un voyage d’étude à Fukushima pour tous nos candidats à la présidence de la République !

L’arrogance et l’aveuglement des responsables politiques qui considèrent que la France a 15 ans d’avance sur les autres pays de la planète avec son nucléaire (EPR, Génération IV, ITER), n’ont pas de limite.

La modestie et la remise en cause seraient sans aucun doute des voies plus prometteuses et plus durables…

Serait-il possible de leur faire entrevoir une alternative où la sobriété et l’efficacité énergétique conjuguées au développement des énergies renouvelables, remplaceraient progressivement les énergies fossiles et fissiles pour le bien de la population actuelle mais aussi pour les générations futures ?

Michel Lemosquet le 16/02/2012

mercredi 8 février 2012

En Mayenne, l'éducation a besoin d'une autre politique !

Ainsi, 26 classes seront fermées en Mayenne (pour 6 ouvertures), et 12 postes de RASED seront supprimés.

Malgré l’avis quasi unanime du CDEN réuni cet après midi, l’Inspectrice d’Académie et le Préfet ont entériné les mauvais coups d’une politique nationale désastreuse pour l’éducation nationale. instit Rien n’y a fait. La mobilisation des parents qui ont occupé leurs écoles, la grève et la manifestation massive des enseignants, la détermination de nombreux élus locaux à défendre l’avenir de leurs communes, …



Alors que les besoins sont immenses, notamment en milieu rural, et que les effectifs scolarisés continuent à augmenter dans l’académie de Nantes, le gouvernement Sarkozy/Fillon choisit de supprimer des postes d’enseignants.

A l’instar de nos députés de droite il est trop facile de soutenir cette politique au Parlement, et de faire croire qu’on condamne son application localement. Le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part en retraite a des conséquences implacables que chacun peut constater dans le département. instit C’est d’autant plus révoltant que ce sont les enfants les plus fragiles, ceux ont besoin d’une prise en charge spécifique, qui seront les victimes de cette casse programmée de l’Education Nationale.

jeudi 2 février 2012

Déchets, énergie. Intervention de Claude Gourvil au Conseil Général de la Mayenne

Monsieur le Président, chers collègues…

BV Vous le savez tous, la problématique de la maîtrise et de la disponibilité des énergies constitue un enjeu majeur pour les décennies à venir, pour notre département, mais aussi bien au-delà de ses frontières comme des frontières nationales ou européennes. Nous avons, localement, le devoir d’agir pour limiter notre empreinte écologique et amorcer, dès à présent, la transition énergétique, du tout fossile vers le renouvelable, qu’il s’agisse des utilisations électriques, thermiques ou mécaniques.

Je remarque l’évolution lexicale dans l’expression du Conseil général de la Mayenne, sur l’ensemble de cette mission. Ainsi, au gré des rapports, trouve-t-on des termes comme « Ã©co-département » ou des expressions comme « réduction de notre empreinte écologique ». Je voulais donc, en premier lieu, vous faire part du plaisir que j’éprouve à retrouver ces mots que j’ai moi-même prononcés, tout en reconnaissant que nul n’en est propriétaire. Je salue donc cette prise de conscience sémantique, tout en attendant qu’elle se traduise en plans d’actions tout aussi ambitieux.

En ce qui concerne ce rapport déchets/énergies, déjà en 2011 nous regrettions la valse des actions, l’abandon des aides au photovoltaïque au moment même où le gouvernement appuyait sur le frein des ENR.

Pour 2012, il faut reconnaître que ce programme est véritablement foisonnant, avec une multitude d’actions qui, isolément, pourraient, pour certaines, emporter notre adhésion. Mais ce programme, s’il se nourrit de l’ingéniosité et de la créativité de votre équipe technique, manque cruellement de souffle, de vision politique et de ressources budgétaires. Il répond pour l’essentiel à des obligations règlementaires, des effets de mode, des nécessités de saupoudrage et de green-washing. D’année en année, vous vous limitez à une démarche d’accompagnement, voir de suivisme. Certes, nous n’attendons pas que vous décrétiez l’indépendance énergétique de la Mayenne pour 2020, ce serait irréaliste, mais l’utopie n’étant que ce qui n’a pas encore eu lieu, nous accueillerions ce grain de folie comme l’augure du changement de votre référentiel en la matière. En attendant, se borner à se demander comment arriver à 20% (voire 25%) d’ENR ne constitue pas un objectif en soi, une conduite politique à la hauteur des enjeux ; alors que les 30% minimum sont atteignables en jouant notamment, et en complément, sur les économies d’énergie et la mise en chantier rapide d’un plan départemental d’isolation et d’efficacité énergétique des bâtiments, à commencer par ceux du bailleurs social du département, comme le rappelait JC Boyer vendredi dernier.

Dans le même esprit, l’enveloppe fermée de 60 000 € pour soutenir l’investissement des collectivités dans l’installation de chaudières à bois déchiqueté nous apparaît bien timorée.

Nous regrettons aussi fortement l’attitude du CG envers la SCIC Bois Energies de Haute Mayenne. Alors que vous avez octroyé 140 000 € cash à Lactalis l’année dernière, puis cette année 100 000 € cash à la clinique vétérinaire de Meslay du Maine, pour la SCIC de Haute Mayenne qui prend une envergure départementale, vous proposez seulement une avance remboursable de 50 000 €. Il y a donc deux poids deux mesures selon qu’il s’agisse de structures de l’économie conventionnelles qui recueillent votre faveur ou d’initiatives qui relèvent de l’économie sociale et solidaire et vous sont plus étrangères, voire étranges au regard de vos références idéologiques. C’est particulièrement paradoxal, puisque celle-ci répond aux objectifs que vous affichez, qu’elle participe à la structuration de la filière bois départementale, qu’elle est porteuse d’avenir, d’emplois locaux, qu’elle invite à mieux exploiter nos ressources, qu’elle motive les réaménagements bocagers et forestiers constructifs et, qu’à terme, elle permettra de dégager des revenus complémentaires pour les agriculteurs et de vivre la ruralité autour d’une économie diversifiée et durable.

Pour clore le volet énergies, nous réclamons encore et encore -mais comment faut-il le dire pour être entendus ? – après le débat sur la THT que vous avez obstinément refusé, que le CG participe, et même soit à l’initiative d’une étude épidémiologique concernant les effets des champs électromagnétiques dus aux THT sur les hommes et les exploitations. D’ailleurs, demain se réunit le comité de suivi interdépartemental des engagements de l’Etat et de RTE, à la préfecture de la Mayenne. Le CG de la Mayenne y est-il représenté, et quel sera sa position pour soutenir les collectivités locales contre ces deux géants ? Serez-vous, comme nous l’espérons aux côté du pot de terre ?

Sur le thème des déchets, là aussi, le programme souffre de trop de pragmatisme, se résume majoritairement à des démarches d’accompagnement et d’optimisation, souvent uniquement financières, des solutions préexistantes.

Je vous rappelle notre position déjà par deux fois énoncée : que le CG apporte 1 € quand une collectivité engage 1 € dans ce que vous appelez vous-même le meilleur déchet – celui qu’on ne produit pas. Cette proposition va au-delà du Plan Départemental de Prévention des Déchets financé par l’Ademe ; en effet, dans leurs Programmes Locaux de Prévention des Déchets, certaines collectivités complètent les financements de l’Ademe en activant les ressources de leurs budgets annexes pour rendre leurs actions plus percutantes et, nous l’espérons, plus efficaces. La répartition coût de collecte et coût de traitement étant proche du 50/50, cela nous paraitrait équilibré et juste.

Car depuis la révision du PEDMA, que nous avions adopté à l’époque pour y avoir contribué activement, la réalité de terrain montre que le non renouvellement du four N° 1 du CVED de Pontmain en 2017 est possible. Difficile, car il nous faudra réduire nos OM résiduelles à 100 Kg par habitant et par an. Difficile mais réalisable si nous arrivons à dérouter l’essentiel des matériaux valorisables de nos poubelles vers les filières de recyclage, concomitamment à la réduction drastique de la fraction fermentescible et à l’adoption collective de stratégies éco-citoyennes, en termes de production, de distribution et de consommation. Nous respecterions, du coup, les orientations du Grenelle qui préconise de valoriser en premier lieu sous forme matière et en dernier recours sous forme énergétique, avec une réduction de cette pratique.

Ensemble c’est plus simple, plus efficace

Mais pour y arriver, le CG doit assumer crânement son rôle de chef de file, donner du souffle et de l’élan, créer une véritable tempête de développement durable sur le département, emportant dans un même courant solidaire l’ensemble de nos collectivités, l’ensemble des citoyens et des acteurs, y compris les plus sceptiques. Ensemble c’est plus simple, plus efficace ; le CG, en adoptant une attitude de pointe doit pouvoir balayer les craintes et convaincre ceux qui doutent, conforter ceux qui créent, à l’image des quelques collectivités mayennaises qui osent prendre des risques en bousculant les habitudes de leurs administrés, avec des résultats très encourageants qui ne demandent qu’à s’étoffer.

Avant de conclure, je souhaitais vous faire remarquer que, dans certains domaines, souvent ceux qui confortent les orientations productivistes que nous subissons depuis l’après-guerre avec leur cohorte de dommages collatéraux systématiquement ignorés ou minorés, vous prenez les devants sans précaution. Je pense au financement que vous inscrivez dès cette année, à hauteur de 20 %, des études sur les projets de méthanisation, alors que le groupe de pilotage qui doit fixer les règles pour éviter les effets pervers, valider la cohérence départementale de ce qui ressemble plus aujourd’hui à un engouement d’opportunité financière, et nommer les conditions de l’intérêt général et durable de ces installations à la mode, n’a pas encore commencé à travailler. J’émets de fortes craintes à se jeter tête baissée dans ce qui pourrait n’être finalement, si l’on n’y prend pas garde, qu’une pompe à bénéfice pour des opérateurs privés et une lubrification para-écologiste des pratiques intensives de l’agroalimentaire, avec la tentation de produire ou accueillir des déchets supplémentaires, voire de cultiver les compléments nécessaires à l’alimentation des digesteurs pour en assurer la performance et donc la rentabilité.

Vous l’aurez donc compris, cette année encore, nous ne voterons pas le programme « déchets/énergies » que vous nous proposez.

Non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il n’est pas.

À vouloir être systématiquement réglementaire et chroniquement timide, ou bien surfer sans recul à la crête des modes, vous allez nous conduire à rater les rendez-vous majeurs qui nous attendent face aux enjeux énergétiques et écologiques globaux des décennies à venir, dont localement, les Mayennaises et les Mayennais les plus fragiles auront à pâtir.

vendredi 27 janvier 2012

Intervention de Michel Perrier au Conseil Régional des Pays de la Loire sur Aprochim

Monsieur le Président, cher-e-s collègues

L’environnement et le développement territorial sont des politiques clés de l’action régionale et le dernier rapport voté aujourd’hui le montre :

  • La politique environnementale reste ambitieuse et le groupe EELV s’en félicite. En cette période de crise, nombreux sont celles et ceux qui font passer ces objectifs au second plan, voire les oublient complètement. Ce n’est pas le cas pour nous : nous maintenons nos ambitions et encourageons les projets concrets et innovants.
  • Quant à l’aménagement du territoire, soulignons une réelle professionnalisation de l’action : stratégie, évaluation, diagnostic… Les outils fonctionnent bien. Notons particulièrement l’intérêt du Fonds régional d’études stratégiques, qui va aider les collectivités à structurer leurs projets de territoire.

Michel

Je souhaite maintenant aborder un sujet plus spécifique : les pollutions aux PCB et leurs conséquences désastreuses, et en particulier la situation autour de l’usine Aprochim à Grez-en-Bouère en Mayenne. L’entreprise Aprochim est spécialisée dans le retraitement des déchets souillés aux PCB. Un produit interdit en France depuis 1987 car considéré comme potentiellement cancérigène et qui peut entraîner des dommages du foie, avoir des effets sur la reproduction et sur la croissance.

Dès 1988, les écologistes avaient alerté sur les risques et la nécessité d’une vigilance rigoureuse. Un référendum local s’était prononcé contre l’implantation prévue mais des responsables locaux, et non des moindres, avaient choisi de passer outre. Aujourd’hui, le bilan est lourd pour les communes entourant l’usine. Les problèmes ne se limitent pas à « quelques petites nuisances environnementales ». Dans les exploitations agricoles, les conséquences sont vraiment désastreuses : 400 bovins contaminés abattus, des exploitations sous séquestre, la perte de valeur des terres, l’arrêt de la vente directe pour beaucoup… Certains d’entre eux ne tirent plus aujourd’hui aucun revenu de leur travail et s’endettent.

Les habitant-e-s de ce territoire rural se sentent abandonnés par les autorités publiques, seul-e-s face à un drame environnemental, aux enjeux sanitaires graves.

L’action en justice engagée par la Région dans l’affaire « Aprochim », aux côtés de riverains et d’associations environnementales, est une première réponse apportée. Nous le souhaitions, et nous nous en félicitons. Elle se place dans la continuité d’autres dossiers liés au préjudice écologique, notamment à la suite de l’affaire de l’Érika. Aujourd’hui, cette démarche nous permet d’avoir accès au dossier et de montrer concrètement aux populations touchées et aux élus locaux qu’ils ne sont pas seuls à affronter cette situation. C’est un premier pas, mais il doit être complété par d’autres.

Il ne sera pas suffisant de s’en tenir à clarifier la chaîne des responsabilités entre l’industriel, l’État et l’organisme privé chargé des mesures de contrôle. Il ne s’agit pas de toute façon de vouloir fermer l’usine à tout prix – cette filière de décontamination est nécessaire. Nous le savons bien. Il nous faudra en parallèle être actif pour informer, accompagner et permettre un avenir.

En priorité, trouver la meilleure solution pour stopper définitivement la source de pollution. Une solution technique, dont le groupe Chimirec, qui détient 70 % des parts de l’entreprise, doit assumer le financement. Une fois ce point préalable traité, il faudra pouvoir dépolluer les sols, et accompagner les agriculteurs et paysans dans une période transitoire. Mais aussi se soucier de la santé de ceux qui ont respiré l’air pollué et qui se sont nourris d’aliments contaminés.

Nous serons présent-e-s au cours de ces étapes. Nous le serons au titre de notre nouvelle compétence en matière de déchets dangereux, dont nous nous sommes saisis en 2007, en engageant l’élaboration concertée d’un Plan régional d’élimination des déchets dangereux (PREDD) adopté en janvier 2010.

En 2012, il est prévu de redéfinir ce plan d’action et d’envisager les orientations futures : ce sera l’occasion d’apporter une attention toute particulière aux PCB. Nous le serons aussi au titre de nos politiques de territoires ou encore d’accompagnement économique.

Cette affaire montre une fois de plus que l’environnement ne peut être balayé du revers de la main parce qu’il « commence à bien faire » comme le proclame le Président de la République.

Qui oserait dire cela face à la détresse des familles ? Que répondre à un homme qui baisse les yeux en disant : « j’ai empoisonné mes enfants… 10 ans que nous mangeons les légumes du jardin… Je pensais qu’ils étaient sains ». La filière du retraitement du PCB est nécessaire et créatrice d’emplois. Mais ce constat n’autorise pas à mettre entre parenthèse pendant 20 ans la santé d’enfants, de femmes et d’hommes.

Cette nouvelle affaire de pollution industrielle soulève bien des questions. Nous espérons que la justice donnera rapidement des réponses. Nous espérons aussi que 2012 soit l’année de l’ouverture du chantier autour de la législation sur les installations classées. C’était au programme du Grenelle : les contrôles et l’expertise indépendants. Mais là encore les ambitions gouvernementales ont été revues à la baisse : elles privilégient un fonctionnement qui repose sur la responsabilisation des industriels et allègent encore un peu plus les procédures ! Ce n’est pas sérieux…

Une fois la pollution survenue il est trop tard, mais les responsabilités doivent être recherchées, c’est le sens de l’action juridique. Nous sommes persuadés que la Région accompagnera au mieux le territoire impacté, c’est indispensable. Mais plus globalement, l’intervention régionale doit faire en sorte que ce type d’affaires ne survienne plus ! C’est un objectif que chacun devrait partager.

jeudi 26 janvier 2012

Eva Joly en visite à Bouère chez les sinistrés d'Aprochim

Il y avait vraiment la bousculade mardi dernier en fin de matinée chez les Régnier à Bouère où Eva Joly, candidate d'Europe Écologie Les Verts, était venue se rendre compte sur le terrain des conséquences de la pollution aux PCB occasionnée par l'usine de traitement de déchets chimiques Aprochim. Michel Perrier et Sophie Bringuy, Conseillers régionaux EÉLV accompagnaient la candidate qui a rencontré toutes les associations préoccupées par ce problème dont Entre Taude et Bellebranche, Terre et Vie d'Anjou et Anjou-Maine Environnement. eva

Suite...

samedi 21 janvier 2012

Appel à signer la pétition du Synbdicat CGT Cheminots de la Sarthe pour remettre sur le rail les productions des carrières de Voutré

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Depuis le début de l’année 2012 le transport de granulats au départ des carrières de Voutré (53) et à destination des sites de Monfort le Gesnois (72), Neuillé Pont Pierre et St-Pierre des Corps (37) est réalisé exclusivement par la route (16400 camions par an).

Cette décision est la conséquence de la politique économique et industrielle conjointe du gouvernement et  de la SNCF dans l’activité FRET.

Elle ne répond pas aux exigences environnementales, économiques et de sécurité routière.

Nous signons cette pétition :

  • car en qualité de contribuables, nous refusons de voir alourdir les charges d’infrastructures routières des collectivités locales,
  • en temps que citoyens, nous appelons les élus locaux à intervenir fortement auprès des décideurs gouvernementaux et patronaux,
  • pour exiger des responsables de la SNCF et des Carrières de Voutré qu’ils reprennent des négociations afin que ce trafic soit exclusivement transporté par rail tel que cela se faisait jusqu’au 31 décembre 2011.

Cette pétition sera tranmise à la direction des carrières de Voutré, au responsable régional Fret SNCF et au Conseil Général de la Sarthe.

C'est le Syndicat CGT Cheminots Sarthe qui est à l'initiative de cette pétition qu'Europe Écologie Les Verts appelle à signer.

Pour accéder à la pétition cliquez ici.

vendredi 20 janvier 2012

Nettoyage d'arbres sur le parcours de la THT

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Dimanche 8 janvier 2012 , à l'appel des associations : Mayenne Survoltée, Stop-THT et Associations de défense des riverains, plusieurs membres d'Europe Ecologie Les Verts se sont déplacés à Montaudin pour rejoindre un rendez-vous des opposants.

L’objectif était de faire disparaître les marquages qui signalent les arbres à abattre pour permettre le passage de la THT.

Sur un deuxième site, ce sont les piquets de jalonnement qui ont été détruit.

Bien sûr la gendarmerie est venue souhaiter à tous une bonne année...

Rappelons qu’Europe Ecologie Les Verts a déposé un recours contre la déclaration d'utilité publique (DUP) de de la ligne THT Cotentin Maine.

A ce jour, ce recours et ceux déposés par les associations et quelques communes, n'ont pas été jugés.

Il n'est donc pas légitime que les travaux démarrent, et que RTE et les différentes Préfectures s'engagent dans cette construction.

Dans tous les cas, les écologistes continueront le combat contre cette ligne et le réacteur EPR qui en est la cause.

vendredi 6 janvier 2012

La région Pays de la Loire soutien la filière photovoltaïque : 5 M€ d’avance remboursable à la société MPO à Averton (53)

La Commission permanente du Conseil régional des Pays de la Loire réunie sous la présidence de Jacques Auxiette, le lundi 12 décembre 2011 à l’Hôtel de Région à Nantes a voté une avance remboursable de 5 M€ à la société MPO à Averton pour réaliser un projet de développement.



Soutien au projet de développement de la société MPO à Averton (53) La société MPO, localisée en Mayenne, est un acteur majeur du secteur du disque. Le groupe affiche plus de 1 300 personnes à l’échelle mondiale. Consciente des mutations futures, l’entreprise s’est engagée dans une voie de diversification : le solaire photovoltaïque (PV). Elle est ainsi impliquée dans un projet de R&D soutenu par l’A2I (Agence de l’Innovation Industrielle) en collaboration avec des acteurs hors territoire (projet PV 20). Ce projet vise à terme à faire de MPO un producteur de cellules PV.



Dans le cadre de ce projet majeur pour son développement et le maintien des emplois en Mayenne, elle sollicite l’intervention financière de la Région.



Ce projet présente un réel intérêt pour la structuration de la filière photovoltaïque : il complète la phase amont de la filière. Le projet permettra également le maintien d’environ 200 emplois (reconvertis sur cette activité) et la création nette de 43 emplois.



Cette première phase de R&D sera complétée par une phase d’industrialisation qui a démarré en début d’année par l’implantation d’une ligne prototype en attendant celle d’une ligne industrielle. L’entreprise projette d’employer 240 personnes (dont 43 créations de postes) sur cette activité à l’horizon 2015.



Le projet MPO présente un réel intérêt pour la Région puisqu’il vise à développer l’amont de la filière photovoltaïque et est, par ailleurs, source pour MPO de perspectives futures solides pour ancrer le site de production en Mayenne.

		

mardi 13 décembre 2011

Marchandises : plus de trains, moins de camions

Intervention de Michel Perrier à la Commission Permanente du Conseil Régional des Pays de la Loire ce lundi matin. A gauche sur la photo, Michel Perrier est sur les voies près de Château-Gontier en compagne de Xavier Rhoné (RFF), Philippe Henry (maire de Ch G) et des représentants des entreprises concernées).

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Je voudrais mettre en exergue la politique régionale concernant le fret. Celle-ci ne fait pas partie de ses compétences, mais la majorité régionale avait décidé de soutenir, dans un cadre expérimental, le développement de cette activité. Ce soutien est une nécessité si nous voulons obtenir un report modal concernant les marchandises.



Ainsi, parallèlement à la rénovation par RFF de la ligne Sablé/Château-Gontier, la région va soutenir un projet de plateforme ferroviaire à Château-Gontier. Ce projet est particulièrement intéressant à plusieurs titres :

  • il y a une volonté politique locale forte que j'ai pu mesurer. Je le dis d'autant plus facilement qu' Europe Ecologie Les Verts avait fortement critiqué il y a peu la destruction d’un pont ferroviaire de la ligne Château-Gontier/Segré pour construire une rocade par la même communauté de communes !
  • il y a des engagements, y compris financiers, d'entreprises : les transports BREGER et le groupe SECHE Environnement. Combiwest, un opérateur ferroviaire de proximité, assurera la desserte de la ligne et la maintenance
  • il y a une vraie opportunité, à court terme maintenant, d'un développement du fret sur les lignes actuelles Sablé/Le Mans et Rennes/Le Mans qui vont être doublées par la future LGV.


C'est donc un projet concret, viable économiquement, et qui peut facilement pérenniser son activité. Si la région s'engage pour favoriser des modes de transports de marchandises plus respectueux de l'environnement, elle ne fait qu'une aide en investissement et n'a pas à accompagner son fonctionnement.



Cette aide régionale nous paraît d'autant plus judicieuse, que la semaine dernière, les Carrières de l'Ouest, dont le siège est à Voutré, annonçaient la fin d'un contrat avec la SNCF pour le fret de proximité, et le retour aux camions!

Dans ce contexte, après les piteux résultats du Grenelle, et l'abandon programmé du fret de proximité par la SNCF, il est primordial de montrer que le fret a de l'avenir mais qu'il faut lui en donner les moyens.



Michel PERRIER Conseiller régional des Pays de la Loire


mardi 6 décembre 2011

Aprochim et compagnie : la Mayenne n'a pas vocation à devenir la poubelle de l'Europe

apro Une délégation d'Europe Ecologie Les Verts ( de gauche à droite, Michel Perrier, Françoise Marchand et Claude Gourvil, ) a été reçue ce mardi par MM Pilloton, Préfet de la Mayenne, et Harnois, sous-Préfet de Château Gontier.
Les élus écologistes ont rappelé leurs actions lors de l'implantation d'APROCHIM en 1989, et regretté que l'Etat n'ait pas tenu compte, à l'époque, du refus de la population exprimé par un référendum.

La rencontre a permis de clarifier la situation. Suite aux demandes formulées, le Préfet s'est engagé clairement à fermer, au moins provisoirement, l'usine APROCHIM si les résultats des analyses ne sont pas conformes à la mise en demeure actuelle. Le Préfet a affirmé nettement que la qualité des eaux n'est en rien altérée, et que la pollution des sols n'était pas avérée contrairement à celle des fourrages.

Pour les écologistes, il est indispensable que la confiance soit restaurée entre la population, l'industriel et les services de l'Etat. Au-delà d'un plan de contrôle renforcé, des mesures fortes doivent être prises rapidement pour les indemnisations nécessaires, la santé des riverains et des salariés, l'avenir environnemental du site et le changement nécessaire de filière industrielle.

APROCHIM retraite aujourd'hui des transformateurs en provenance d'Allemagne et d'autre pays, et chaque mayennais a pris connaissance des projets de SÉCHÉ avec l'achat du parc des Alcools de Longuefuye. Dans ce contexte, les écologistes ont souligné que notre département n'a pas vocation à devenir la poubelle de l'Europe.

mercredi 23 novembre 2011

Aprochim doit stopper son activité !

Suite aux nouveaux abattages intervenus dans la périphérie de l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère Europe Écologie Les Verts demande dans, un communiqué, la fermeture immédiate du site.



"Cinq troupeaux abattus, des nouvelles exploitations sous séquestre, etc. La réduction de l’activité d’Aprochim n’a abouti à aucune amélioration de la situation, la contamination continue et progresse même. Le principe de précaution doit maintenant entraîner l’arrêt, provisoire dans un premier temps, de l’entreprise. C’est une mesure de salubrité publique qui s'impose tant que la preuve ne sera pas apportée que l’usine n’est pas la cause de cette pollution.



"Bien sûr, cet arrêt ne doit pas sanctionner les salariés. Ceux-ci doivent avoir leur avenir assuré. Le groupe international CHIMIREC, auquel appartient Aprochim, en a les moyens ! Par ailleurs, l'Etat doit mettre en place une veille sanitaire, pour répondre aux inquiétudes légitimes des salariés et des populations limitrophes.



"Cette pollution dramatique doit interroger les représentants de l’Etat et les élus qui ont permis l’installation de cette usine contre l’avis de la population. Personne ne peut dire qu’il ne savait pas… Un référendum local avait ainsi, en novembre 1988, exprimé une opposition massive… dont personne n’avait tenu compte ! A l’époque, les critiques des écologistes avaient été balayées comme toujours."

mardi 15 novembre 2011

La région Pays de la Loire investit dans les énergies renouvelables

Un débat public très attendu s'est déroulé lundi 14 novembre à l'hôtel de région Pays de la Loire.

La direction d'EDF, représentée par un ancien directeur de Fessenheim avait la parole tout comme Pierre Radanne, ancien Président de l'Ademe mais aussi des associatifs comme Charles Esmenjaud de Virage Énergie Climat Pays de la Loire ou encore un patron de RTE...

Entre exposés de techniciens et élus politiques le public pouvait intervenir et s'adresser aux participants. Ce que n'a pas manqué de faire Michel Lemosquet (photo) à propos des règlementations sans fondement technique qui limitent le développement de l'éolien, notamment en Mayenne.

Lors de cette soirée Jean-Philippe Magnen, au nom du Groupe Europe Écologie Les verts à la région a pu exposer le point de vue des écologistes. A suivre l'intégralité de son intervention.

"La majorité régionale avait pris l’engagement d’organiser un débat sur l’énergie avant la fin de l’année 2011, c’est chose faite aujourd’hui et nous nous en réjouissons tant les questions relatives à une transition énergétique sont au cœur de la transformation sociale et écologique que nous souhaitons pour notre région, pour notre pays, pour le monde.

"Un engagement volontariste et courageux, qui mérite d’être salué.

"Volontariste, car, à quelques mois des élections présidentielles, un débat sur l’énergie est indispensable à notre pays et est déjà au cœur des débats sur la question de la sortie ou non du nucléaire.

"Courageux, car au lieu de balayer certaines divergences qui peuvent exister au sein de notre majorité régionale d’un revers de main ou de tenter de les dissimuler, nous abordons ce sujet, sereinement et en toute transparence aujourd’hui dans l’hémicycle.

"Car oui, je le dis assez tranquillement, socialistes, communistes, écologistes, nous ne sommes pas d’accord sur tout.

"Nous ne sommes pas d’accord, cela n’a eu de cesse d’être souligné, sur la construction d’infrastructures lourdes comme l’aéroport de Notre Dame des Landes.

"Nous ne sommes pas toujours d’accord sur la priorisation de nos objectifs.

"Nous ne sommes pas non plus unanimes sur un sujet comme le nucléaire, même si je ne m’interdis pas de penser que nos positions finiront par converger…

"Pour preuve notre accord électoral qui, comme le rappelait ma collègue écologiste et vice-présidente à l’Energie, Emmanuelle Bouchaud, interdit tout nouveau recours à l’énergie nucléaire en Pays de la Loire. (lire l'intervention d'Emmanuelle Bouchaud)

"Autre pas, l’adoption d’un vœu demandant collectivement au gouvernement de revoir sa copie sur la ligne THT Cotentin-Maine (ligne à très haute tension visant à acheminer l’électricité de la centrale de Flamanville à travers la Manche et la Mayenne).

"Enfin, l’adoption d’un vœu prônant la sortie progressive du nucléaire, au sein de ce même hémicycle, unissant socialistes et écologistes autour de cette cause, est un signal fort et très cher à nos yeux. Un signal d’autant plus fort qu’il ne s’est pas cantonné aux Pays de la Loire, dans une quinzaine de Régions, un texte similaire a été approuvé.

"Aujourd’hui, après Fukushima, c’est une évidence, un impératif pour les générations futures  qu’il faut sortir du nucléaire.

"Pour autant, la France persiste et signe dans sa volonté de rester l’exception (plus de 75% de son électricité produite par le nucléaire) sans remise en cause. La France ne doute pas. Le nuage des incertitudes portées par Fukushima semble là encore s’être arrêté à nos frontières. 

Les arguments qui avaient cours avant la catastrophe n'ont même pas été congédiés : le nucléaire français, proclament industriels et politiques, c'est la sécurité, l'indépendance énergétique, l'électricité bon marché, et pour toujours !

"Ce débat n’est donc pas nouveau dans notre pays, et nous nous réjouissons qu’il soit rouvert aujourd’hui et de façon beaucoup plus transparente, même si le lobby nucléaire fait feu de tout bois ces dernières semaines pour mettre en garde ceux qui seraient amenés à remettre en cause l’existence à terme de la « filière d’excellence nucléaire ».

"Rappel historique pas inintéressant dans la période : jusqu’aux années 70, l’opinion française n’est pas favorable au nucléaire civil. Une enquête de 1973, centrée sur la crise du pétrole d’alors, indique que 58% des personnes interrogées sont d’accord pour accroître l’indépendance énergétique de la France mais 46% par le solaire et seulement 35% par le nucléaire. Sondage IFOP Et je ne cite pas toutes les enquêtes favorables au développement des énergies vertes à cette époque – soigneusement peu diffusées dans les médias. Et pourtant, les choix énergétiques de la France ont été exactement inverses, il a fallu des trésors de rhétorique dans les protocoles d’enquête pour parvenir à faire basculer l’opinion.

"Alors essayons d’éclairer ce débat. Cela n’est plus contesté par personne : notre consommation énergétique se trouve face à de multiples contraintes. Mêmes les projections les plus optimistes nous préviennent qu’au rythme actuel, il ne nous reste plus que quelques dizaines d’années de pétrole, une cinquantaine d’année de gaz naturel, à peine plus pour l'uranium.

"Les effets néfastes de notre mode de consommation et de production actuel sont innombrables : changement climatique, accumulation de déchets radioactifs, pollution de l’air, de l’eau, du sol, effets néfastes sur notre santé ou des connivences avec des régimes douteux. Sans parler des risques que nous faisons encourir (marées noires, catastrophes nucléaires…etc) comme nous l’a tristement rappelé Fukushima.

"C’est pourquoi il est temps de renoncer au mythe gaulliste de l’indépendance énergétique française. Non la France, n’est pas plus autonome qu’un autre pays en matière énergétique. Faut-il rappeler que ni l’uranium ni le pétrole ne pousse dans nos champs ?

"Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2009 la consommation énergétique de pétrole par habitant était de 1,06 tep contre 1,01 en Allemagne, 0,99 au Royaume Uni.

"Oui, la spécificité nucléaire française fait de notre pays un cas unique. La dépendance à l’électricité d’origine nucléaire (76%) nous oblige d’ailleurs à importer tous les hivers (pic de consommation oblige) de l’électricité de nos voisins, notamment les Allemands. Est-ce là l’indépendance énergétique dont nous avons besoin ?

"Ce modèle à la française, contrairement aux idées reçues, nous maintient dans une relation de dépendance énergétique farouche. La question du nucléaire permettant souvent de dissimuler notre dépendance au pétrole tout en expliquant le sous-investissement français dans le solaire, l’éolien et les autres énergies renouvelables.

"Tout cela est pourtant le résultat d'une politique. Dans l'après Grenelle, la majorité UMP a ainsi limité le développement de l'éolien terrestre, en multipliant les interdictions de tous ordres (plus de 3 projets sur 4 sont remis en cause en Mayenne par exemple). Cette même majorité a complètement désorganisé la filière photovoltaïque...

"Autre point en rapport avec un sujet brûlant d’actualité, l’EPR de Flamanville, arrêter ou continuer ? : sortir du nucléaire, ou même réduire sa part dans le bouquet énergétique, suppose d'abord, de ne pas l'augmenter. A qui fera-t-on sérieusement croire qu'on sortira de la dépendance à l'énergie nucléaire en commençant par accroître ses capacités de production ?  Une stratégie énergétique nationale s'élabore à vingt ans, pas à quinze jours.  Le réacteur de Flamanville étant conçu comme un réacteur « tête de série », décider d'aller au bout de l'EPR, c'est décider, sans le dire vraiment, qu'on maintiendra, pour les années à venir, la production nucléaire française. Et engager, sans le dire du tout, notre pays sur la voie du renouvellement de son parc nucléaire.

"Il faut engager dès à présent la transition énergétique. Et soyons clairs :

  • Non les écologistes ne prônent pas la sortie brutale et abrupte du nucléaire. Nous avons depuis plusieurs années construits des scénarios crédibles et responsables pour engager cette nécessaire transformation.
  • Et non cela ne coûtera pas plus cher que la politique énergétique actuelle qui continue à investir à perte de manière aveugle et irresponsable dans le nucléaire. Combien de milliards d’euros l’Etat continuera-t-il à injecter dans le projet d’EPR à Flamanville qui a déjà plus que doublé sa facture initiale. N’est-il pas temps d’arrêter les frais ? La seule étude indépendante évalue d’ailleurs à 410 milliards d’euros d’investissements cumulés la sortie du nucléaire contre 470 milliards pour la poursuite et le renouvellement du parc.
  • Non, la sortie progressive ne supprimera pas 500 000 emplois. Propos hallucinants et mensongers prononcés la semaine dernière par M Proglio. D’où le PDG a-t-il d’ailleurs sorti ces chiffres aberrants ? Faut-il rappeler les chiffres probants de notre voisin allemand ? Selon les chiffres de l’Institut pour la recherche économique écologique, le secteur des énergies renouvelables comptait 370 000 emplois en 2010 soit un doublement vis-à-vis de 2004. Elle devrait dépasser les 500 000 emplois en 2020 doublant ainsi le secteur de l’industrie automobile et de la chimie.

"Et je pourrais continuer sur ce dossier, en parlant des investissements, de l’impact sur la facture d’électricité, du coût du démantèlement des centrales non intégré dans le coût global pour l’instant, du coût de sortie de l’électricité pour un EPR dernière génération et la comparaison avec l’éolien, aujourd’hui, chers collègues, toutes les études et chiffres existent pour prouver cela et amorcer le scénario de sortie dès maintenant en proposant aux citoyens des solutions crédibles et accessibles.

"Alors oui, cette transition ne peut pas se faire seulement par le développement des énergies renouvelables mais bien sur par un plan d’économies et de sobriété énergétiques, qui s’appuiera sur les territoires. Car c’est là, au plus près des citoyens qu’il faut enclencher les dynamiques, convertir les savoir-faire et développer un modèle plus économe en énergie.

"C’est ce que pas à pas, nous avons enclenché ici en Région Pays de la Loire. Car l’enjeu énergétique est éminemment transversal et les 3x30% doivent irriguer toutes nos politiques publiques : agriculture, transport, éducation, nouvelles filières industrielles. Tout cela, ma collègue Emmanuelle Bouchaud l’a déjà dit : c’est la transformation écologique en actes !

"C’est donc avec une certaine forme de colère et d’amertume que j’entends ces contre-vérités propagées à foison par des hommes et des femmes politiques sur le nucléaire en ce moment. Nous avons une responsabilité collective : celle d’engager notre société dans un avenir prometteur, celle de fournir des solutions aux impasses devant lesquelles nous nous trouvons.

"Vous le voyez, nous faisons ici en Pays de la Loire de nos divergences, de ces débats une force. Nous nous en nourrissons pour préparer notre avenir. Et nous préparons de manière engagée l’avenir de notre territoire et des citoyens et des citoyennes qui nous ont élu-e-s pour ça : assurer la transformation écologique et sociale de notre économie. Nous sommes convaincus que cet avenir ne pourra se faire qu’en accompagnant notre autonomie vis-à-vis des énergies fossiles et nucléaire. Et nous sommes confiants dans le fait que l’avenir nous donnera raison.

dimanche 13 novembre 2011

Notre Dame des Landes manifeste à Paris

khjgh EN ce 11 novembre 2011, près de 5 000 personnes venues de tout l'ouest ont défilé hier dans les rues de Paris, de la Porte d'Orléans aux abords du Sénat. 5 000 manifestants venus dire dire aux parisiens qu'à Nantes, Vinci et les élus socialistes de la Ville et de la Région, veulent construire une aéroport inutile qui va accaparer 2000 hectares de bocage et coûter des centaines de millions d'euros à la population pour le seul bénéfice d'une multinationale du BTP et de hiérarques socialistes en mal de grandeur. bdfhdr

Manifestation bon enfant, mais ferme sur le fond, qui était peuplée de symboles : deux génisses mais aussi une chèvre et une brebis. Cette manifestation était le round final d'une tracto-vélo démarrée dimanche dernier mais certainement pas le dernier épisode d'une lutte orchestrée par un collectif au sein duquel Europe Écologie Les Verts occupent une place prépondérante.

bdfhdr Il n'était que de regarder les avants postes de la manifestation pour y reconnaitre trois députés européens EÉLV : Karima Déli, José Bové et Yannick Jadot mais aussi deux sénateurs EÉLV récemment élus : Ronan Dantec et Joël Labbé, facilement reconnaissable à ses fines lunettes cerclées, mais également de nombreux Conseillers régionaux des Pays de la Loire et de Bretagne dont Jean-Philippe Magnen, Sophie Bringuy, Anne-Marie Boudoux, Daniel Ramponi.

fdfdf Le ministre de l'Intérieur avait interdit aux cinq tracteurs qui, jour après jour avaient fait la route depuis le pays nantais, d'entrer dans Paris, alors que voila quelques mois la FNSEA avait pu défiler avec toute son armada sur la grands boulevards pour défendre une agriculture toujours plus productiviste, mais c'était sans compter sans la détermination des julien, Sylvain et de leurs camarades qui ont déjoué les forces de l'ordre en entrant dans Paris au petit jour alors que leurs anges gardiens sommeillaient... C'est donc devant le Sénat que les manifestants ont retrouvé tracteurs et bétail tandis qu'une prise de parole rassemblait les milliers de manifestants entourés d'un service d'ordre assez démesuré.

fdfdf Mais, quoi qu'il y arrive, il y aurait eu au moins un tracteur de Notre Dame des Landes dans les rues de Paris ce jour là...

lundi 7 novembre 2011

Pourquoi partent-ils ?

Terres de Vent et Goutte de Sable reçoivent Clariste Sho

SOH Dans le cadre de la semaine des solidarités internationales, l'auteure du livre "Le Piège", Clariste Sho, viendra présenter sa vision de l'Afrique et du Co-développement. En préambule, elle retracera son parcours, dix années d'errance entre le Cameroun et le Maroc, à la recherche d'une voie de passage vers l'Eldorado...

Clariste abordera également la question des révolutions Arabes, vues d'un pays voisin, le Mali.

lundi 14 novembre 20h30 Maison témoin de Terres de Vent La Roussière Athée

Merci de confirmer votre présence, pour Goutte de Sable et Terres de Vent, Thierry Baffou, Contact 06 81 60 88 58

Tous à Mayenne !