Le Blogueur est dans le pré

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vendredi 27 janvier 2012

Intervention de Michel Perrier au Conseil Régional des Pays de la Loire sur Aprochim

Monsieur le Président, cher-e-s collègues

L’environnement et le développement territorial sont des politiques clés de l’action régionale et le dernier rapport voté aujourd’hui le montre :

  • La politique environnementale reste ambitieuse et le groupe EELV s’en félicite. En cette période de crise, nombreux sont celles et ceux qui font passer ces objectifs au second plan, voire les oublient complètement. Ce n’est pas le cas pour nous : nous maintenons nos ambitions et encourageons les projets concrets et innovants.
  • Quant à l’aménagement du territoire, soulignons une réelle professionnalisation de l’action : stratégie, évaluation, diagnostic… Les outils fonctionnent bien. Notons particulièrement l’intérêt du Fonds régional d’études stratégiques, qui va aider les collectivités à structurer leurs projets de territoire.

Michel

Je souhaite maintenant aborder un sujet plus spécifique : les pollutions aux PCB et leurs conséquences désastreuses, et en particulier la situation autour de l’usine Aprochim à Grez-en-Bouère en Mayenne. L’entreprise Aprochim est spécialisée dans le retraitement des déchets souillés aux PCB. Un produit interdit en France depuis 1987 car considéré comme potentiellement cancérigène et qui peut entraîner des dommages du foie, avoir des effets sur la reproduction et sur la croissance.

Dès 1988, les écologistes avaient alerté sur les risques et la nécessité d’une vigilance rigoureuse. Un référendum local s’était prononcé contre l’implantation prévue mais des responsables locaux, et non des moindres, avaient choisi de passer outre. Aujourd’hui, le bilan est lourd pour les communes entourant l’usine. Les problèmes ne se limitent pas à « quelques petites nuisances environnementales ». Dans les exploitations agricoles, les conséquences sont vraiment désastreuses : 400 bovins contaminés abattus, des exploitations sous séquestre, la perte de valeur des terres, l’arrêt de la vente directe pour beaucoup… Certains d’entre eux ne tirent plus aujourd’hui aucun revenu de leur travail et s’endettent.

Les habitant-e-s de ce territoire rural se sentent abandonnés par les autorités publiques, seul-e-s face à un drame environnemental, aux enjeux sanitaires graves.

L’action en justice engagée par la Région dans l’affaire « Aprochim », aux côtés de riverains et d’associations environnementales, est une première réponse apportée. Nous le souhaitions, et nous nous en félicitons. Elle se place dans la continuité d’autres dossiers liés au préjudice écologique, notamment à la suite de l’affaire de l’Érika. Aujourd’hui, cette démarche nous permet d’avoir accès au dossier et de montrer concrètement aux populations touchées et aux élus locaux qu’ils ne sont pas seuls à affronter cette situation. C’est un premier pas, mais il doit être complété par d’autres.

Il ne sera pas suffisant de s’en tenir à clarifier la chaîne des responsabilités entre l’industriel, l’État et l’organisme privé chargé des mesures de contrôle. Il ne s’agit pas de toute façon de vouloir fermer l’usine à tout prix – cette filière de décontamination est nécessaire. Nous le savons bien. Il nous faudra en parallèle être actif pour informer, accompagner et permettre un avenir.

En priorité, trouver la meilleure solution pour stopper définitivement la source de pollution. Une solution technique, dont le groupe Chimirec, qui détient 70 % des parts de l’entreprise, doit assumer le financement. Une fois ce point préalable traité, il faudra pouvoir dépolluer les sols, et accompagner les agriculteurs et paysans dans une période transitoire. Mais aussi se soucier de la santé de ceux qui ont respiré l’air pollué et qui se sont nourris d’aliments contaminés.

Nous serons présent-e-s au cours de ces étapes. Nous le serons au titre de notre nouvelle compétence en matière de déchets dangereux, dont nous nous sommes saisis en 2007, en engageant l’élaboration concertée d’un Plan régional d’élimination des déchets dangereux (PREDD) adopté en janvier 2010.

En 2012, il est prévu de redéfinir ce plan d’action et d’envisager les orientations futures : ce sera l’occasion d’apporter une attention toute particulière aux PCB. Nous le serons aussi au titre de nos politiques de territoires ou encore d’accompagnement économique.

Cette affaire montre une fois de plus que l’environnement ne peut être balayé du revers de la main parce qu’il « commence à bien faire » comme le proclame le Président de la République.

Qui oserait dire cela face à la détresse des familles ? Que répondre à un homme qui baisse les yeux en disant : « j’ai empoisonné mes enfants… 10 ans que nous mangeons les légumes du jardin… Je pensais qu’ils étaient sains ». La filière du retraitement du PCB est nécessaire et créatrice d’emplois. Mais ce constat n’autorise pas à mettre entre parenthèse pendant 20 ans la santé d’enfants, de femmes et d’hommes.

Cette nouvelle affaire de pollution industrielle soulève bien des questions. Nous espérons que la justice donnera rapidement des réponses. Nous espérons aussi que 2012 soit l’année de l’ouverture du chantier autour de la législation sur les installations classées. C’était au programme du Grenelle : les contrôles et l’expertise indépendants. Mais là encore les ambitions gouvernementales ont été revues à la baisse : elles privilégient un fonctionnement qui repose sur la responsabilisation des industriels et allègent encore un peu plus les procédures ! Ce n’est pas sérieux…

Une fois la pollution survenue il est trop tard, mais les responsabilités doivent être recherchées, c’est le sens de l’action juridique. Nous sommes persuadés que la Région accompagnera au mieux le territoire impacté, c’est indispensable. Mais plus globalement, l’intervention régionale doit faire en sorte que ce type d’affaires ne survienne plus ! C’est un objectif que chacun devrait partager.

jeudi 26 janvier 2012

Eva Joly en visite à Bouère chez les sinistrés d'Aprochim

Il y avait vraiment la bousculade mardi dernier en fin de matinée chez les Régnier à Bouère où Eva Joly, candidate d'Europe Écologie Les Verts, était venue se rendre compte sur le terrain des conséquences de la pollution aux PCB occasionnée par l'usine de traitement de déchets chimiques Aprochim. Michel Perrier et Sophie Bringuy, Conseillers régionaux EÉLV accompagnaient la candidate qui a rencontré toutes les associations préoccupées par ce problème dont Entre Taude et Bellebranche, Terre et Vie d'Anjou et Anjou-Maine Environnement. eva

Suite...

samedi 21 janvier 2012

Appel à signer la pétition du Synbdicat CGT Cheminots de la Sarthe pour remettre sur le rail les productions des carrières de Voutré

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Depuis le début de l’année 2012 le transport de granulats au départ des carrières de Voutré (53) et à destination des sites de Monfort le Gesnois (72), Neuillé Pont Pierre et St-Pierre des Corps (37) est réalisé exclusivement par la route (16400 camions par an).

Cette décision est la conséquence de la politique économique et industrielle conjointe du gouvernement et  de la SNCF dans l’activité FRET.

Elle ne répond pas aux exigences environnementales, économiques et de sécurité routière.

Nous signons cette pétition :

  • car en qualité de contribuables, nous refusons de voir alourdir les charges d’infrastructures routières des collectivités locales,
  • en temps que citoyens, nous appelons les élus locaux à intervenir fortement auprès des décideurs gouvernementaux et patronaux,
  • pour exiger des responsables de la SNCF et des Carrières de Voutré qu’ils reprennent des négociations afin que ce trafic soit exclusivement transporté par rail tel que cela se faisait jusqu’au 31 décembre 2011.

Cette pétition sera tranmise à la direction des carrières de Voutré, au responsable régional Fret SNCF et au Conseil Général de la Sarthe.

C'est le Syndicat CGT Cheminots Sarthe qui est à l'initiative de cette pétition qu'Europe Écologie Les Verts appelle à signer.

Pour accéder à la pétition cliquez ici.

vendredi 20 janvier 2012

Nettoyage d'arbres sur le parcours de la THT

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Dimanche 8 janvier 2012 , à l'appel des associations : Mayenne Survoltée, Stop-THT et Associations de défense des riverains, plusieurs membres d'Europe Ecologie Les Verts se sont déplacés à Montaudin pour rejoindre un rendez-vous des opposants.

L’objectif était de faire disparaître les marquages qui signalent les arbres à abattre pour permettre le passage de la THT.

Sur un deuxième site, ce sont les piquets de jalonnement qui ont été détruit.

Bien sûr la gendarmerie est venue souhaiter à tous une bonne année...

Rappelons qu’Europe Ecologie Les Verts a déposé un recours contre la déclaration d'utilité publique (DUP) de de la ligne THT Cotentin Maine.

A ce jour, ce recours et ceux déposés par les associations et quelques communes, n'ont pas été jugés.

Il n'est donc pas légitime que les travaux démarrent, et que RTE et les différentes Préfectures s'engagent dans cette construction.

Dans tous les cas, les écologistes continueront le combat contre cette ligne et le réacteur EPR qui en est la cause.

vendredi 6 janvier 2012

La région Pays de la Loire soutien la filière photovoltaïque : 5 M€ d’avance remboursable à la société MPO à Averton (53)

La Commission permanente du Conseil régional des Pays de la Loire réunie sous la présidence de Jacques Auxiette, le lundi 12 décembre 2011 à l’Hôtel de Région à Nantes a voté une avance remboursable de 5 M€ à la société MPO à Averton pour réaliser un projet de développement.



Soutien au projet de développement de la société MPO à Averton (53) La société MPO, localisée en Mayenne, est un acteur majeur du secteur du disque. Le groupe affiche plus de 1 300 personnes à l’échelle mondiale. Consciente des mutations futures, l’entreprise s’est engagée dans une voie de diversification : le solaire photovoltaïque (PV). Elle est ainsi impliquée dans un projet de R&D soutenu par l’A2I (Agence de l’Innovation Industrielle) en collaboration avec des acteurs hors territoire (projet PV 20). Ce projet vise à terme à faire de MPO un producteur de cellules PV.



Dans le cadre de ce projet majeur pour son développement et le maintien des emplois en Mayenne, elle sollicite l’intervention financière de la Région.



Ce projet présente un réel intérêt pour la structuration de la filière photovoltaïque : il complète la phase amont de la filière. Le projet permettra également le maintien d’environ 200 emplois (reconvertis sur cette activité) et la création nette de 43 emplois.



Cette première phase de R&D sera complétée par une phase d’industrialisation qui a démarré en début d’année par l’implantation d’une ligne prototype en attendant celle d’une ligne industrielle. L’entreprise projette d’employer 240 personnes (dont 43 créations de postes) sur cette activité à l’horizon 2015.



Le projet MPO présente un réel intérêt pour la Région puisqu’il vise à développer l’amont de la filière photovoltaïque et est, par ailleurs, source pour MPO de perspectives futures solides pour ancrer le site de production en Mayenne.

		

mardi 13 décembre 2011

Marchandises : plus de trains, moins de camions

Intervention de Michel Perrier à la Commission Permanente du Conseil Régional des Pays de la Loire ce lundi matin. A gauche sur la photo, Michel Perrier est sur les voies près de Château-Gontier en compagne de Xavier Rhoné (RFF), Philippe Henry (maire de Ch G) et des représentants des entreprises concernées).

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Je voudrais mettre en exergue la politique régionale concernant le fret. Celle-ci ne fait pas partie de ses compétences, mais la majorité régionale avait décidé de soutenir, dans un cadre expérimental, le développement de cette activité. Ce soutien est une nécessité si nous voulons obtenir un report modal concernant les marchandises.



Ainsi, parallèlement à la rénovation par RFF de la ligne Sablé/Château-Gontier, la région va soutenir un projet de plateforme ferroviaire à Château-Gontier. Ce projet est particulièrement intéressant à plusieurs titres :

  • il y a une volonté politique locale forte que j'ai pu mesurer. Je le dis d'autant plus facilement qu' Europe Ecologie Les Verts avait fortement critiqué il y a peu la destruction d’un pont ferroviaire de la ligne Château-Gontier/Segré pour construire une rocade par la même communauté de communes !
  • il y a des engagements, y compris financiers, d'entreprises : les transports BREGER et le groupe SECHE Environnement. Combiwest, un opérateur ferroviaire de proximité, assurera la desserte de la ligne et la maintenance
  • il y a une vraie opportunité, à court terme maintenant, d'un développement du fret sur les lignes actuelles Sablé/Le Mans et Rennes/Le Mans qui vont être doublées par la future LGV.


C'est donc un projet concret, viable économiquement, et qui peut facilement pérenniser son activité. Si la région s'engage pour favoriser des modes de transports de marchandises plus respectueux de l'environnement, elle ne fait qu'une aide en investissement et n'a pas à accompagner son fonctionnement.



Cette aide régionale nous paraît d'autant plus judicieuse, que la semaine dernière, les Carrières de l'Ouest, dont le siège est à Voutré, annonçaient la fin d'un contrat avec la SNCF pour le fret de proximité, et le retour aux camions!

Dans ce contexte, après les piteux résultats du Grenelle, et l'abandon programmé du fret de proximité par la SNCF, il est primordial de montrer que le fret a de l'avenir mais qu'il faut lui en donner les moyens.



Michel PERRIER Conseiller régional des Pays de la Loire


mardi 6 décembre 2011

Aprochim et compagnie : la Mayenne n'a pas vocation à devenir la poubelle de l'Europe

apro Une délégation d'Europe Ecologie Les Verts ( de gauche à droite, Michel Perrier, Françoise Marchand et Claude Gourvil, ) a été reçue ce mardi par MM Pilloton, Préfet de la Mayenne, et Harnois, sous-Préfet de Château Gontier.
Les élus écologistes ont rappelé leurs actions lors de l'implantation d'APROCHIM en 1989, et regretté que l'Etat n'ait pas tenu compte, à l'époque, du refus de la population exprimé par un référendum.

La rencontre a permis de clarifier la situation. Suite aux demandes formulées, le Préfet s'est engagé clairement à fermer, au moins provisoirement, l'usine APROCHIM si les résultats des analyses ne sont pas conformes à la mise en demeure actuelle. Le Préfet a affirmé nettement que la qualité des eaux n'est en rien altérée, et que la pollution des sols n'était pas avérée contrairement à celle des fourrages.

Pour les écologistes, il est indispensable que la confiance soit restaurée entre la population, l'industriel et les services de l'Etat. Au-delà d'un plan de contrôle renforcé, des mesures fortes doivent être prises rapidement pour les indemnisations nécessaires, la santé des riverains et des salariés, l'avenir environnemental du site et le changement nécessaire de filière industrielle.

APROCHIM retraite aujourd'hui des transformateurs en provenance d'Allemagne et d'autre pays, et chaque mayennais a pris connaissance des projets de SÉCHÉ avec l'achat du parc des Alcools de Longuefuye. Dans ce contexte, les écologistes ont souligné que notre département n'a pas vocation à devenir la poubelle de l'Europe.

mercredi 23 novembre 2011

Aprochim doit stopper son activité !

Suite aux nouveaux abattages intervenus dans la périphérie de l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère Europe Écologie Les Verts demande dans, un communiqué, la fermeture immédiate du site.



"Cinq troupeaux abattus, des nouvelles exploitations sous séquestre, etc. La réduction de l’activité d’Aprochim n’a abouti à aucune amélioration de la situation, la contamination continue et progresse même. Le principe de précaution doit maintenant entraîner l’arrêt, provisoire dans un premier temps, de l’entreprise. C’est une mesure de salubrité publique qui s'impose tant que la preuve ne sera pas apportée que l’usine n’est pas la cause de cette pollution.



"Bien sûr, cet arrêt ne doit pas sanctionner les salariés. Ceux-ci doivent avoir leur avenir assuré. Le groupe international CHIMIREC, auquel appartient Aprochim, en a les moyens ! Par ailleurs, l'Etat doit mettre en place une veille sanitaire, pour répondre aux inquiétudes légitimes des salariés et des populations limitrophes.



"Cette pollution dramatique doit interroger les représentants de l’Etat et les élus qui ont permis l’installation de cette usine contre l’avis de la population. Personne ne peut dire qu’il ne savait pas… Un référendum local avait ainsi, en novembre 1988, exprimé une opposition massive… dont personne n’avait tenu compte ! A l’époque, les critiques des écologistes avaient été balayées comme toujours."

mardi 15 novembre 2011

La région Pays de la Loire investit dans les énergies renouvelables

Un débat public très attendu s'est déroulé lundi 14 novembre à l'hôtel de région Pays de la Loire.

La direction d'EDF, représentée par un ancien directeur de Fessenheim avait la parole tout comme Pierre Radanne, ancien Président de l'Ademe mais aussi des associatifs comme Charles Esmenjaud de Virage Énergie Climat Pays de la Loire ou encore un patron de RTE...

Entre exposés de techniciens et élus politiques le public pouvait intervenir et s'adresser aux participants. Ce que n'a pas manqué de faire Michel Lemosquet (photo) à propos des règlementations sans fondement technique qui limitent le développement de l'éolien, notamment en Mayenne.

Lors de cette soirée Jean-Philippe Magnen, au nom du Groupe Europe Écologie Les verts à la région a pu exposer le point de vue des écologistes. A suivre l'intégralité de son intervention.

"La majorité régionale avait pris l’engagement d’organiser un débat sur l’énergie avant la fin de l’année 2011, c’est chose faite aujourd’hui et nous nous en réjouissons tant les questions relatives à une transition énergétique sont au cœur de la transformation sociale et écologique que nous souhaitons pour notre région, pour notre pays, pour le monde.

"Un engagement volontariste et courageux, qui mérite d’être salué.

"Volontariste, car, à quelques mois des élections présidentielles, un débat sur l’énergie est indispensable à notre pays et est déjà au cœur des débats sur la question de la sortie ou non du nucléaire.

"Courageux, car au lieu de balayer certaines divergences qui peuvent exister au sein de notre majorité régionale d’un revers de main ou de tenter de les dissimuler, nous abordons ce sujet, sereinement et en toute transparence aujourd’hui dans l’hémicycle.

"Car oui, je le dis assez tranquillement, socialistes, communistes, écologistes, nous ne sommes pas d’accord sur tout.

"Nous ne sommes pas d’accord, cela n’a eu de cesse d’être souligné, sur la construction d’infrastructures lourdes comme l’aéroport de Notre Dame des Landes.

"Nous ne sommes pas toujours d’accord sur la priorisation de nos objectifs.

"Nous ne sommes pas non plus unanimes sur un sujet comme le nucléaire, même si je ne m’interdis pas de penser que nos positions finiront par converger…

"Pour preuve notre accord électoral qui, comme le rappelait ma collègue écologiste et vice-présidente à l’Energie, Emmanuelle Bouchaud, interdit tout nouveau recours à l’énergie nucléaire en Pays de la Loire. (lire l'intervention d'Emmanuelle Bouchaud)

"Autre pas, l’adoption d’un vœu demandant collectivement au gouvernement de revoir sa copie sur la ligne THT Cotentin-Maine (ligne à très haute tension visant à acheminer l’électricité de la centrale de Flamanville à travers la Manche et la Mayenne).

"Enfin, l’adoption d’un vœu prônant la sortie progressive du nucléaire, au sein de ce même hémicycle, unissant socialistes et écologistes autour de cette cause, est un signal fort et très cher à nos yeux. Un signal d’autant plus fort qu’il ne s’est pas cantonné aux Pays de la Loire, dans une quinzaine de Régions, un texte similaire a été approuvé.

"Aujourd’hui, après Fukushima, c’est une évidence, un impératif pour les générations futures  qu’il faut sortir du nucléaire.

"Pour autant, la France persiste et signe dans sa volonté de rester l’exception (plus de 75% de son électricité produite par le nucléaire) sans remise en cause. La France ne doute pas. Le nuage des incertitudes portées par Fukushima semble là encore s’être arrêté à nos frontières. 

Les arguments qui avaient cours avant la catastrophe n'ont même pas été congédiés : le nucléaire français, proclament industriels et politiques, c'est la sécurité, l'indépendance énergétique, l'électricité bon marché, et pour toujours !

"Ce débat n’est donc pas nouveau dans notre pays, et nous nous réjouissons qu’il soit rouvert aujourd’hui et de façon beaucoup plus transparente, même si le lobby nucléaire fait feu de tout bois ces dernières semaines pour mettre en garde ceux qui seraient amenés à remettre en cause l’existence à terme de la « filière d’excellence nucléaire ».

"Rappel historique pas inintéressant dans la période : jusqu’aux années 70, l’opinion française n’est pas favorable au nucléaire civil. Une enquête de 1973, centrée sur la crise du pétrole d’alors, indique que 58% des personnes interrogées sont d’accord pour accroître l’indépendance énergétique de la France mais 46% par le solaire et seulement 35% par le nucléaire. Sondage IFOP Et je ne cite pas toutes les enquêtes favorables au développement des énergies vertes à cette époque – soigneusement peu diffusées dans les médias. Et pourtant, les choix énergétiques de la France ont été exactement inverses, il a fallu des trésors de rhétorique dans les protocoles d’enquête pour parvenir à faire basculer l’opinion.

"Alors essayons d’éclairer ce débat. Cela n’est plus contesté par personne : notre consommation énergétique se trouve face à de multiples contraintes. Mêmes les projections les plus optimistes nous préviennent qu’au rythme actuel, il ne nous reste plus que quelques dizaines d’années de pétrole, une cinquantaine d’année de gaz naturel, à peine plus pour l'uranium.

"Les effets néfastes de notre mode de consommation et de production actuel sont innombrables : changement climatique, accumulation de déchets radioactifs, pollution de l’air, de l’eau, du sol, effets néfastes sur notre santé ou des connivences avec des régimes douteux. Sans parler des risques que nous faisons encourir (marées noires, catastrophes nucléaires…etc) comme nous l’a tristement rappelé Fukushima.

"C’est pourquoi il est temps de renoncer au mythe gaulliste de l’indépendance énergétique française. Non la France, n’est pas plus autonome qu’un autre pays en matière énergétique. Faut-il rappeler que ni l’uranium ni le pétrole ne pousse dans nos champs ?

"Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2009 la consommation énergétique de pétrole par habitant était de 1,06 tep contre 1,01 en Allemagne, 0,99 au Royaume Uni.

"Oui, la spécificité nucléaire française fait de notre pays un cas unique. La dépendance à l’électricité d’origine nucléaire (76%) nous oblige d’ailleurs à importer tous les hivers (pic de consommation oblige) de l’électricité de nos voisins, notamment les Allemands. Est-ce là l’indépendance énergétique dont nous avons besoin ?

"Ce modèle à la française, contrairement aux idées reçues, nous maintient dans une relation de dépendance énergétique farouche. La question du nucléaire permettant souvent de dissimuler notre dépendance au pétrole tout en expliquant le sous-investissement français dans le solaire, l’éolien et les autres énergies renouvelables.

"Tout cela est pourtant le résultat d'une politique. Dans l'après Grenelle, la majorité UMP a ainsi limité le développement de l'éolien terrestre, en multipliant les interdictions de tous ordres (plus de 3 projets sur 4 sont remis en cause en Mayenne par exemple). Cette même majorité a complètement désorganisé la filière photovoltaïque...

"Autre point en rapport avec un sujet brûlant d’actualité, l’EPR de Flamanville, arrêter ou continuer ? : sortir du nucléaire, ou même réduire sa part dans le bouquet énergétique, suppose d'abord, de ne pas l'augmenter. A qui fera-t-on sérieusement croire qu'on sortira de la dépendance à l'énergie nucléaire en commençant par accroître ses capacités de production ?  Une stratégie énergétique nationale s'élabore à vingt ans, pas à quinze jours.  Le réacteur de Flamanville étant conçu comme un réacteur « tête de série », décider d'aller au bout de l'EPR, c'est décider, sans le dire vraiment, qu'on maintiendra, pour les années à venir, la production nucléaire française. Et engager, sans le dire du tout, notre pays sur la voie du renouvellement de son parc nucléaire.

"Il faut engager dès à présent la transition énergétique. Et soyons clairs :

  • Non les écologistes ne prônent pas la sortie brutale et abrupte du nucléaire. Nous avons depuis plusieurs années construits des scénarios crédibles et responsables pour engager cette nécessaire transformation.
  • Et non cela ne coûtera pas plus cher que la politique énergétique actuelle qui continue à investir à perte de manière aveugle et irresponsable dans le nucléaire. Combien de milliards d’euros l’Etat continuera-t-il à injecter dans le projet d’EPR à Flamanville qui a déjà plus que doublé sa facture initiale. N’est-il pas temps d’arrêter les frais ? La seule étude indépendante évalue d’ailleurs à 410 milliards d’euros d’investissements cumulés la sortie du nucléaire contre 470 milliards pour la poursuite et le renouvellement du parc.
  • Non, la sortie progressive ne supprimera pas 500 000 emplois. Propos hallucinants et mensongers prononcés la semaine dernière par M Proglio. D’où le PDG a-t-il d’ailleurs sorti ces chiffres aberrants ? Faut-il rappeler les chiffres probants de notre voisin allemand ? Selon les chiffres de l’Institut pour la recherche économique écologique, le secteur des énergies renouvelables comptait 370 000 emplois en 2010 soit un doublement vis-à-vis de 2004. Elle devrait dépasser les 500 000 emplois en 2020 doublant ainsi le secteur de l’industrie automobile et de la chimie.

"Et je pourrais continuer sur ce dossier, en parlant des investissements, de l’impact sur la facture d’électricité, du coût du démantèlement des centrales non intégré dans le coût global pour l’instant, du coût de sortie de l’électricité pour un EPR dernière génération et la comparaison avec l’éolien, aujourd’hui, chers collègues, toutes les études et chiffres existent pour prouver cela et amorcer le scénario de sortie dès maintenant en proposant aux citoyens des solutions crédibles et accessibles.

"Alors oui, cette transition ne peut pas se faire seulement par le développement des énergies renouvelables mais bien sur par un plan d’économies et de sobriété énergétiques, qui s’appuiera sur les territoires. Car c’est là, au plus près des citoyens qu’il faut enclencher les dynamiques, convertir les savoir-faire et développer un modèle plus économe en énergie.

"C’est ce que pas à pas, nous avons enclenché ici en Région Pays de la Loire. Car l’enjeu énergétique est éminemment transversal et les 3x30% doivent irriguer toutes nos politiques publiques : agriculture, transport, éducation, nouvelles filières industrielles. Tout cela, ma collègue Emmanuelle Bouchaud l’a déjà dit : c’est la transformation écologique en actes !

"C’est donc avec une certaine forme de colère et d’amertume que j’entends ces contre-vérités propagées à foison par des hommes et des femmes politiques sur le nucléaire en ce moment. Nous avons une responsabilité collective : celle d’engager notre société dans un avenir prometteur, celle de fournir des solutions aux impasses devant lesquelles nous nous trouvons.

"Vous le voyez, nous faisons ici en Pays de la Loire de nos divergences, de ces débats une force. Nous nous en nourrissons pour préparer notre avenir. Et nous préparons de manière engagée l’avenir de notre territoire et des citoyens et des citoyennes qui nous ont élu-e-s pour ça : assurer la transformation écologique et sociale de notre économie. Nous sommes convaincus que cet avenir ne pourra se faire qu’en accompagnant notre autonomie vis-à-vis des énergies fossiles et nucléaire. Et nous sommes confiants dans le fait que l’avenir nous donnera raison.

dimanche 13 novembre 2011

Notre Dame des Landes manifeste à Paris

khjgh EN ce 11 novembre 2011, près de 5 000 personnes venues de tout l'ouest ont défilé hier dans les rues de Paris, de la Porte d'Orléans aux abords du Sénat. 5 000 manifestants venus dire dire aux parisiens qu'à Nantes, Vinci et les élus socialistes de la Ville et de la Région, veulent construire une aéroport inutile qui va accaparer 2000 hectares de bocage et coûter des centaines de millions d'euros à la population pour le seul bénéfice d'une multinationale du BTP et de hiérarques socialistes en mal de grandeur. bdfhdr

Manifestation bon enfant, mais ferme sur le fond, qui était peuplée de symboles : deux génisses mais aussi une chèvre et une brebis. Cette manifestation était le round final d'une tracto-vélo démarrée dimanche dernier mais certainement pas le dernier épisode d'une lutte orchestrée par un collectif au sein duquel Europe Écologie Les Verts occupent une place prépondérante.

bdfhdr Il n'était que de regarder les avants postes de la manifestation pour y reconnaitre trois députés européens EÉLV : Karima Déli, José Bové et Yannick Jadot mais aussi deux sénateurs EÉLV récemment élus : Ronan Dantec et Joël Labbé, facilement reconnaissable à ses fines lunettes cerclées, mais également de nombreux Conseillers régionaux des Pays de la Loire et de Bretagne dont Jean-Philippe Magnen, Sophie Bringuy, Anne-Marie Boudoux, Daniel Ramponi.

fdfdf Le ministre de l'Intérieur avait interdit aux cinq tracteurs qui, jour après jour avaient fait la route depuis le pays nantais, d'entrer dans Paris, alors que voila quelques mois la FNSEA avait pu défiler avec toute son armada sur la grands boulevards pour défendre une agriculture toujours plus productiviste, mais c'était sans compter sans la détermination des julien, Sylvain et de leurs camarades qui ont déjoué les forces de l'ordre en entrant dans Paris au petit jour alors que leurs anges gardiens sommeillaient... C'est donc devant le Sénat que les manifestants ont retrouvé tracteurs et bétail tandis qu'une prise de parole rassemblait les milliers de manifestants entourés d'un service d'ordre assez démesuré.

fdfdf Mais, quoi qu'il y arrive, il y aurait eu au moins un tracteur de Notre Dame des Landes dans les rues de Paris ce jour là...

lundi 7 novembre 2011

Pourquoi partent-ils ?

Terres de Vent et Goutte de Sable reçoivent Clariste Sho

SOH Dans le cadre de la semaine des solidarités internationales, l'auteure du livre "Le Piège", Clariste Sho, viendra présenter sa vision de l'Afrique et du Co-développement. En préambule, elle retracera son parcours, dix années d'errance entre le Cameroun et le Maroc, à la recherche d'une voie de passage vers l'Eldorado...

Clariste abordera également la question des révolutions Arabes, vues d'un pays voisin, le Mali.

lundi 14 novembre 20h30 Maison témoin de Terres de Vent La Roussière Athée

Merci de confirmer votre présence, pour Goutte de Sable et Terres de Vent, Thierry Baffou, Contact 06 81 60 88 58

Tous à Mayenne !

samedi 5 novembre 2011

La vérité sur l'énergie, suite au propos en Mayenne de Nicolas Sarkozy

SARKO En voyage électoral en Mayenne pour le 4ème anniversaire du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy s’est encore une fois servi de la popularité des énergies renouvelables pour faire la promotion du nucléaire. C’est une nouvelle provocation pour un département qui s’est mobilisé contre l’enfouissement des déchets radioactifs et qui s’emploie ardemment à développer les Energies Renouvelables et les Economies d’Energie.

Expliquer inlassablement que l’énergie nucléaire est la plus propre et la moins chère et que les allemands ont fait le mauvais choix en programmant la sortie du nucléaire, est un discours qui n’est plus recevable en dehors de nos frontières surtout depuis la catastrophe de Fukushima. (La Belgique vient à son tour de programmer la sortie du nucléaire après l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne etc…)

Il convient de rétablir quelques vérités :

Tout d’abord, tordre le cou à cette affirmation que l’Allemagne est bien heureuse de trouver la France pour la dépanner en électricité !

C’est le contraire, la France achète beaucoup plus d’électricité à l’Allemagne qu’elle ne lui en vend. Différences de 8.7 TWh en 2004, 9.6 TWh en 2005, 5.6 TWh en 2006, 8.2 TWh en 2007, 12.6 TWh en 2008, 11.9 TWh en 2009, 6.7 TWh en 2010. (Source Bilans annuels RTE).

RTE s’inquiète même pour l’hiver qui arrive, car la France, où le chauffage électrique est développé massivement, atteint des consommations record lors des pics en début de soirées à températures négatives. Dans ces situations, même en faisant fonctionner toutes nos centrales thermiques à flamme, nous importons une quantité importante d’électricité généralement d’Allemagne pour satisfaire la demande.

Il faut aussi rappeler que l’Allemagne a respecté son engagement européen en matière d’énergie renouvelable électrique en 2010, alors que la France qui devait atteindre la part de 21%, n’est parvenue qu’à 15.4%, c'est-à-dire le même pourcentage qu’en 1990 !

Plutôt que de prétendre qu’elle est la meilleure au monde, la France aurait intérêt à analyser la stratégie allemande ou la programmation de sortie du nucléaire a donné un véritable élan à toute la société en matière ; de développement de la recherche, de la production et de l’exportation des technologies renouvelables : résultat lisible dans la création de nombreux emplois et dans l’excédent de son commerce extérieur.

Sur le coût du kWh électrique, il faut être sérieux et ne comparer que ce qui est comparable.

Nos centrales nucléaires ont bénéficié de fonds publics comme aucune autre énergie et arrivent pour certaines en fin de vie. Le coût du kWh nucléaire français n’inclut pas les coûts d’assurances (aucune assurance au monde ne veut couvrir le risque), les coûts de démantèlement des centrales et les coûts de gestion des déchets. L’ensemble de ces coûts non répercutés à la consommation constitue une énorme dette que nous transmettrons à nos enfants.

Comme le rappelait Joseph Stiglitz (Prix Nobel d’économie et ancien patron de la Banque mondiale) : « Le nucléaire vit surtout grâce aux subventions publiques ce qui est totalement anti économique ».

Mikhaïl Gorbatchev (Prix Nobel de la Paix en 1990), ne dit pas autre chose en déclarant lors du triste anniversaire de Tchernobyl, le 26 Avril dernier : « La rentabilité du nucléaire est très exagérée et son coût ne prend pas en compte de nombreuses charges cachées » et de citer « l’exemple des 260 milliards de dollars alloués à l’énergie nucléaire aux Etats-Unis, alors que dans le même temps les subventions apportées aux énergies éoliennes et solaires ne représentaient que 5.5 milliards de dollars ».

Avant de conclure : « La voie nucléaire est une voie sans issue, le monde doit rapidement passer à des énergies efficaces, sûres, et renouvelables, lesquelles apporteront d’énormes bénéfices économiques, sociaux et environnementaux, en préservant la fragilité de notre planète ».

Enfin, dans de nombreux pays d’Europe, d’Amérique ou d’Asie, des études de coûts de production concluent que le coût de production du kWh nucléaire est aujourd’hui au moins aussi élevé que celui du kWh éolien (80euros le MWh). Par contre à l’avenir l’avantage passera inéluctablement à l’éolien tant la sécurisation du nucléaire augmentera ses coûts.

En conclusion

La sortie du nucléaire ne peut se faire évidemment du jour au lendemain. Elle doit être réfléchie, progressive, à la mesure du développement des économies d’énergie, de l’amélioration de l’efficacité énergétique , du développement et de la complémentarité des énergies renouvelables.

Mais il faut avoir dès maintenant une vision énergétique pour l’avenir et il n’y aurait rien de pire que de décider la relance d’un nouveau programme électronucléaire, décision qui nous engagerait pour 50 années et empêcherait la transition énergétique nécessaire.

Three Misle Island, Tchernobyl, Fukushima : plus personne ne conteste que l’accident irréparable est possible. La sagesse et la responsabilité nous imposent un changement de cap.

Il nous appartient de fermer progressivement les réacteurs les plus âgés et les plus risqués, comme nous le recommandent nos voisins européens. Il y aura un énorme travail de démantèlement et de gestion des déchets. Mais surtout arrêtons cette fuite en avant et stoppons la construction de tout nouveau réacteur en utilisant l’argent beaucoup plus efficacement en direction de la maîtrise de l’énergie et du développement des sources renouvelables.

Michel Lemosquet



Le 1er novembre 2011

vendredi 4 novembre 2011

Pôle d' Échange Multimodal de Laval : 75 250 € débloqués

bla La Commission permanente du Conseil régional des Pays de la Loire réunie sous la présidence de Jacques Auxiette, le lundi 3 octobre 2011 à l’Hôtel de Région à Nantes a voté une enveloppe de 75 250 € pour des études couvrant les différents périmètres du futur pôle d’échanges multimodal (PEM) de Laval.



A l’approche de la mise en service de la Ligne Grande Vitesse (LGV) entre Le Mans et Rennes, qui portera le temps de parcours entre Paris et Laval à 1h10, plusieurs études sont lancées simultanément pour l’aménagement du futur pôle d’échanges multimodal en gare de Laval.

L’étude d’organisation générale du pôle d’échanges multimodal de Laval, conduite sous maîtrise d’ouvrage de la Ville de Laval :

  • Définir les aménagements et équipements à prévoir
  • Estimer les coûts, préciser le montage opérationnel et financier du projet et son phasage

L’étude de flux, conduite sous maîtrise d’ouvrage de SNCF Gares & Connexions :

  • Apprécier les conditions d’accès à la gare par tous les modes
  • Etudier les flux des voyageurs en gare et en gare routière dans le centre-ville
  • Analyser le stationnement dans le secteur de la gare
  • Réaliser une projection des flux et des répartitions modales à l’horizon 2020 et 2030

Les études préliminaires du Bâtiment Voyageurs, conduite sous maîtrise d’ouvrage de SNCF Gares & Connexions :

  • Elaborer un état des lieux sur le périmètre suivant : hall, services aux voyageurs, liaisons avec le bâtiment voyageur, équipements sur les quais
  • Définir le programme fonctionnel, l’estimation financière et le planning des travaux

L’étude préliminaire de mise en accessibilité des installations ferroviaires, conduite sous maîtrise d’ouvrage de Réseau Ferré de France



L'Etat, la Région des Pays de la Loire, le Département de la Mayenne, Laval Agglomération, la Ville de Laval, SNCF Gares & Connexions et RFF ont convenu d'œuvrer collectivement à la réalisation du Pôle d’Echange Multimodal en gare de Laval. La Région s’engage à participer à hauteur de 75 250 € au financement de ces quatre études couvrant les différents périmètres du futur PEM de Laval.

mercredi 26 octobre 2011

Elie Cohen et l'électricité la moins chère du monde !

Comme de nombreux élus, j’assistais à l’Assemblée Générale des Maires, adjoints et autres élus à Mayenne Samedi 22 octobre.

J’ai suivi comme tous l’intervention du célèbre et médiatique économiste Elie Cohen sur la crise économique.

En accord avec certains éléments économiques comparatifs entre l’Allemagne et la France, je ne partage pas, par contre, sa réponse à la question posée dans la salle, au demeurant fort pertinente à mon goût, à savoir : Pensez-vous que la sortie du nucléaire en Allemagne favorise son économie ?

Et Elie Cohen de répondre un peu agacé : « Je ne comprends pas très bien votre question, mais s’il y a un domaine où tout le monde est d’accord, c’est que le KWh nucléaire français est, de loin, le moins cher. »

J’ai donc levé la main pour demander le micro, mais sans doute mal placé dans la salle polyvalente, je n’ai pu l’obtenir. Aussi je vous livre la réponse que j’aurais exprimée à M Cohen.

Le coût du KWh nucléaire français ne peut être comparé à une autre énergie puisqu’il n’intègre pas le démantèlement des centrales, la gestion des déchets, l’assurance des risques et bénéficie de subventions publiques massives (Recherche, protection, subventions pour le combustible mox, etc.)

En tout état de cause, plusieurs pays dont les Etats-Unis d’Amérique ont livré plusieurs études comparatives de coûts de production du KWh électrique aujourd’hui et concluent que le nucléaire n’est pas mieux placé que l’éolien, mais qu’en revanche, il présente des risques incomparables.

L’écart qui se creuse depuis 10 ans en matière de balance commerciale ; 70 milliards de déficit pour la France 140 milliards d’excédent pour l’Allemagne, soit une différence de 210 milliards s’explique notamment par le poids des énergies renouvelables. L’Allemagne a fait du développement durable un levier économique ; la France en a fait une contrainte, du fait de son obsession nucléaire. L’Allemagne fabrique des éoliennes, des panneaux photovoltaïques, des co-générateurs etc. et les vend sur l’ensemble de la planète. La France construit péniblement un EPR à Flamanville dont le coût a doublé depuis le début des travaux (6 milliards d’Euros). Elle en a vendu un exemplaire à la Finlande, qui ne veut pas payer les 3 milliards de supplément. Les autres promesses de vente d’EPR se comptent sur les doigts de la main et à des pays qui n’excellent pas dans l’exercice de la démocratie.

En outre faut-il rappeler qu’en matière de comparaison énergétique entre l’Allemagne et la France :

  • En moyenne, un citoyen français consomme plus de pétrole qu’un citoyen allemand, malgré nos 58 réacteurs nucléaires !
  • Que pour mettre à disposition 1 KWh d’électricité finale, il faut 2,97 KWh d’énergie primaire en Allemagne contre 3,31 KWh d’énergie primaire en France.
  • Et contre toutes les idées reçues, la France importe en moyenne 10 TWhé de plus qu’elle n’exporte en Allemagne chaque année depuis cinq ans.
  • Enfin, en matière de stratégie industrielle, SIEMENS ancien partenaire Allemand d’AREVA vient d’annoncer son arrêt du nucléaire pour mieux se consacrer aux énergies renouvelables. Rendez-vous dans cinq ans pour juger des différences de stratégies.

Michel Lemosquet 24 octobre 2011