Intervention de Michel Perrier au Conseil Régional des Pays de la Loire sur Aprochim
Par Les Verts 53,
vendredi 27 janvier 2012 à 18:37
Catégorie : Points de vue
Monsieur le Président, cher-e-s collègues
L’environnement et le développement territorial sont des politiques clés de l’action régionale et le dernier rapport voté aujourd’hui le montre :
- La politique environnementale reste ambitieuse et le groupe EELV s’en félicite. En cette période de crise, nombreux sont celles et ceux qui font passer ces objectifs au second plan, voire les oublient complètement. Ce n’est pas le cas pour nous : nous maintenons nos ambitions et encourageons les projets concrets et innovants.
- Quant à l’aménagement du territoire, soulignons une réelle professionnalisation de l’action : stratégie, évaluation, diagnostic… Les outils fonctionnent bien. Notons particulièrement l’intérêt du Fonds régional d’études stratégiques, qui va aider les collectivités à structurer leurs projets de territoire.

Je souhaite maintenant aborder un sujet plus spécifique : les pollutions aux PCB et leurs conséquences désastreuses, et en particulier la situation autour de l’usine Aprochim à Grez-en-Bouère en Mayenne. L’entreprise Aprochim est spécialisée dans le retraitement des déchets souillés aux PCB. Un produit interdit en France depuis 1987 car considéré comme potentiellement cancérigène et qui peut entraîner des dommages du foie, avoir des effets sur la reproduction et sur la croissance.
Dès 1988, les écologistes avaient alerté sur les risques et la nécessité d’une vigilance rigoureuse. Un référendum local s’était prononcé contre l’implantation prévue mais des responsables locaux, et non des moindres, avaient choisi de passer outre. Aujourd’hui, le bilan est lourd pour les communes entourant l’usine. Les problèmes ne se limitent pas à « quelques petites nuisances environnementales ». Dans les exploitations agricoles, les conséquences sont vraiment désastreuses : 400 bovins contaminés abattus, des exploitations sous séquestre, la perte de valeur des terres, l’arrêt de la vente directe pour beaucoup… Certains d’entre eux ne tirent plus aujourd’hui aucun revenu de leur travail et s’endettent.
Les habitant-e-s de ce territoire rural se sentent abandonnés par les autorités publiques, seul-e-s face à un drame environnemental, aux enjeux sanitaires graves.
L’action en justice engagée par la Région dans l’affaire « Aprochim », aux côtés de riverains et d’associations environnementales, est une première réponse apportée. Nous le souhaitions, et nous nous en félicitons. Elle se place dans la continuité d’autres dossiers liés au préjudice écologique, notamment à la suite de l’affaire de l’Érika. Aujourd’hui, cette démarche nous permet d’avoir accès au dossier et de montrer concrètement aux populations touchées et aux élus locaux qu’ils ne sont pas seuls à affronter cette situation. C’est un premier pas, mais il doit être complété par d’autres.
Il ne sera pas suffisant de s’en tenir à clarifier la chaîne des responsabilités entre l’industriel, l’État et l’organisme privé chargé des mesures de contrôle. Il ne s’agit pas de toute façon de vouloir fermer l’usine à tout prix – cette filière de décontamination est nécessaire. Nous le savons bien. Il nous faudra en parallèle être actif pour informer, accompagner et permettre un avenir.
En priorité, trouver la meilleure solution pour stopper définitivement la source de pollution. Une solution technique, dont le groupe Chimirec, qui détient 70 % des parts de l’entreprise, doit assumer le financement. Une fois ce point préalable traité, il faudra pouvoir dépolluer les sols, et accompagner les agriculteurs et paysans dans une période transitoire. Mais aussi se soucier de la santé de ceux qui ont respiré l’air pollué et qui se sont nourris d’aliments contaminés.
Nous serons présent-e-s au cours de ces étapes. Nous le serons au titre de notre nouvelle compétence en matière de déchets dangereux, dont nous nous sommes saisis en 2007, en engageant l’élaboration concertée d’un Plan régional d’élimination des déchets dangereux (PREDD) adopté en janvier 2010.
En 2012, il est prévu de redéfinir ce plan d’action et d’envisager les orientations futures : ce sera l’occasion d’apporter une attention toute particulière aux PCB. Nous le serons aussi au titre de nos politiques de territoires ou encore d’accompagnement économique.
Cette affaire montre une fois de plus que l’environnement ne peut être balayé du revers de la main parce qu’il « commence à bien faire » comme le proclame le Président de la République.
Qui oserait dire cela face à la détresse des familles ? Que répondre à un homme qui baisse les yeux en disant : « j’ai empoisonné mes enfants… 10 ans que nous mangeons les légumes du jardin… Je pensais qu’ils étaient sains ». La filière du retraitement du PCB est nécessaire et créatrice d’emplois. Mais ce constat n’autorise pas à mettre entre parenthèse pendant 20 ans la santé d’enfants, de femmes et d’hommes.
Cette nouvelle affaire de pollution industrielle soulève bien des questions. Nous espérons que la justice donnera rapidement des réponses. Nous espérons aussi que 2012 soit l’année de l’ouverture du chantier autour de la législation sur les installations classées. C’était au programme du Grenelle : les contrôles et l’expertise indépendants. Mais là encore les ambitions gouvernementales ont été revues à la baisse : elles privilégient un fonctionnement qui repose sur la responsabilisation des industriels et allègent encore un peu plus les procédures ! Ce n’est pas sérieux…
Une fois la pollution survenue il est trop tard, mais les responsabilités doivent être recherchées, c’est le sens de l’action juridique. Nous sommes persuadés que la Région accompagnera au mieux le territoire impacté, c’est indispensable. Mais plus globalement, l’intervention régionale doit faire en sorte que ce type d’affaires ne survienne plus ! C’est un objectif que chacun devrait partager.






Une délégation d'Europe Ecologie Les Verts ( de gauche à droite, Michel Perrier, Françoise Marchand et Claude Gourvil, ) a été reçue ce mardi par MM Pilloton, Préfet de la Mayenne, et Harnois, sous-Préfet de Château Gontier.
Suite aux nouveaux abattages intervenus dans la périphérie de l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère Europe Écologie Les Verts demande dans, un communiqué, la fermeture immédiate du site.
EN ce 11 novembre 2011, près de 5 000 personnes venues de tout l'ouest ont défilé hier dans les rues de Paris, de la Porte d'Orléans aux abords du Sénat. 5 000 manifestants venus dire dire aux parisiens qu'à Nantes, Vinci et les élus socialistes de la Ville et de la Région, veulent construire une aéroport inutile qui va accaparer 2000 hectares de bocage et coûter des centaines de millions d'euros à la population pour le seul bénéfice d'une multinationale du BTP et de hiérarques socialistes en mal de grandeur.

Il n'était que de regarder les avants postes de la manifestation pour y reconnaitre trois députés européens EÉLV : Karima Déli, José Bové et Yannick Jadot mais aussi deux sénateurs EÉLV récemment élus : Ronan Dantec et Joël Labbé, facilement reconnaissable à ses fines lunettes cerclées, mais également de nombreux Conseillers régionaux des Pays de la Loire et de Bretagne dont Jean-Philippe Magnen, Sophie Bringuy, Anne-Marie Boudoux, Daniel Ramponi.
Le ministre de l'Intérieur avait interdit aux cinq tracteurs qui, jour après jour avaient fait la route depuis le pays nantais, d'entrer dans Paris, alors que voila quelques mois la FNSEA avait pu défiler avec toute son armada sur la grands boulevards pour défendre une agriculture toujours plus productiviste, mais c'était sans compter sans la détermination des julien, Sylvain et de leurs camarades qui ont déjoué les forces de l'ordre en entrant dans Paris au petit jour alors que leurs anges gardiens sommeillaient...
C'est donc devant le Sénat que les manifestants ont retrouvé tracteurs et bétail tandis qu'une prise de parole rassemblait les milliers de manifestants entourés d'un service d'ordre assez démesuré.
Mais, quoi qu'il y arrive, il y aurait eu au moins un tracteur de Notre Dame des Landes dans les rues de Paris ce jour là ...
Dans le cadre de la semaine des solidarités internationales, l'auteure du livre "Le Piège", Clariste Sho, viendra présenter sa vision de l'Afrique et du Co-développement. En préambule, elle retracera son parcours, dix années d'errance entre le Cameroun et le Maroc, à la recherche d'une voie de passage vers l'Eldorado...
En voyage électoral en Mayenne pour le 4ème anniversaire du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy s’est encore une fois servi de la popularité des énergies renouvelables pour faire la promotion du nucléaire. C’est une nouvelle provocation pour un département qui s’est mobilisé contre l’enfouissement des déchets radioactifs et qui s’emploie ardemment à développer les Energies Renouvelables et les Economies d’Energie.
La Commission permanente du Conseil régional des Pays de la Loire réunie sous la présidence de Jacques Auxiette, le lundi 3 octobre 2011 à l’Hôtel de Région à Nantes a voté une enveloppe de 75 250 € pour des études couvrant les différents périmètres du futur pôle d’échanges multimodal (PEM) de Laval.
Comme de nombreux élus, j’assistais à l’Assemblée Générale des Maires, adjoints et autres élus à Mayenne Samedi 22 octobre.
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